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Les bains de Crans-Montana

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As a result of a competition, we developed a project for a Spa in Crans-Montana. Baths and touristic housing nearby the aerial lift. The idea was to integrate different water horizontals in cascade on a steep slope in between Jumbo Chalets. Stone objects and forest tree trunks are the 2 conceptional elements where the warm water of the Rawyl Pass is streaming in between, from level to level. The housing around the bath is a densification of the same type of bigger chalets. Decorative and constructive elements are inspired by the traditional building culture of the Valais.

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Le site en Valais.

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l’origine d’eau avec une température de 60 degrées c’est trouvé là ou il y avais des tentatives de percement de la Col de Rawyl. Une pipeline le raccord avec les bains à Crans-Montana.

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Entre les ‘Jumbo Chalets’ se trouve la parcelle.

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Référence 1   la substance privée en bois.

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Référence 2   la substance publique en pierre.

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Référence 3   l’eau en cascade au Valais.

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Idée de base   Se baigner entre les roches et troncs d’arbres.

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Le site en pente avec les plans d’eaux en cascades. La proposition du concours.

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Avec le temps le projet devenait de plus en plus grand avec le rajout des nouveaux jumbo chalets…

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7 different mayens structurent l’espace.

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Sous l’entrée la première cascade.

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La reçeption

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Le sauna

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Le bain turc

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Coupe pierre

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Coupe bain turc

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La visite de James…

Chère Alice
Je t’écris depuis Crans Montana où ma vie d’urbaine trépidante m’a amenée pour un court séjour. La lumière d’automne est chaude même si au petit matin la rosée givre déjà sur les branches des Arolles. J’ai pris un vieux Ramuz qui traînait chez moi pour passer le temps, je n’ai plus l’habitude de ne rien faire, tu sais ‘La grande peur dans la montagne’. Il y est question, entre rochers, lacs… 

Ce matin, j’ai passé un moment à arpenter les rues de la station, c’est calme en cette saison. En passant près de l’étang Grenon, jai remarqué une sorte de puit d’où sortait des fumerolles. En me penchant j’ai pu lire: Source du Rawyl, température de l’eau 25degrés, débit’. Je me suis dit que cette eau devait bien aller quelque part et j’ai demandé au tabac du coin qui ma dit quelle se jetait un peu plus bas dans le village aux bains thermaux. Tu penses! Moi qui adore ça, j’ai couru prendre mes affaires. 

L’entrée aux bains passe par une terrasse d’où la vue plonge vers les méandres du Rhône, du côté de Finges. La source sort de la montagne à cet endroit là, s’épanche dans un bassin, et se perd en cascades un peu plus bas. En descendant l’escalier, les vues vers la vallée et les cimes se répètent d’étage en étage par-dessus les toits plantés de mousses et de lichens rouges. Dès que tu entres, tu te crois au cœur d’une forêt d’Arolles, ça sent bon la résine. Je me suis énervée avec le banc qui coince les portes des cabines, quand tu le rabats il les bloque mais il y en a forcément une qui se r’ouvre avant la manœuvre. Emballée dans mon peignoir blanc, j’ai traversé le dédale des placards à habits, ils te plairaient ils sont aussi en bois de mélèze comme l’armoire que tu avais décapée pendant trois semaines chez ta mère. Les bains sont comme des lacs entre de grands rochers, reliés par des cascades d’escaliers, ils me rappellent les interdits de mon enfance quand Robert, Marie et toi nous étions évadés de chez tante Adèle en pleine nuit pour nous baigner au fond du val Ferret dans une gouille laissée par une crue de la Dranse.

Trois ou quatre grands volumes qui semblent être en pierre Ollaire, grise assez sombre mais mouchetée de blanc, sont plantés là. En passant j’ai remarqué qu’il en émanait une chaleur douce, un peu comme celle du vieux poêle du Mazot. Depuis le bassin tu peux te réfugier dans des niches qui donnent sur le paysage, la chaleur de la pierre ma rassurée et je m’y suis assoupie un instant. J’ai pensé au dernier film d’Ocelot ‘Azur et Asmar’ en entrant dans un des rochers; le bain Mauresque est voûté et entièrement revêtu de mosaïques byzantines bigarrées, et il y règne une odeur de bazar d’épices. Puis il a fallu que je demandes à un autre baigneur comment se servir du sel dans le bain japonais, mais il ne savait pas non plus. En sortant et pour me rafraîchir, j’ai passé un moment dans une chaise longue à observer le paysage découpé en motifs géométriques par les troncs qui portent la toiture de branchages. Depuis le bassin extérieur la vue plonge de toute part et les sommets se reflètent dans l’eau donnant l’impression d’être en pleine nature. Un maître nageur a passé devant moi, pour une fois j’ai pu lui parler en face au lieu de devoir causer à ses pieds. Là je suis remontée au bistrot et glane les derniers rayons du soleil. Une vieille Faema 61 trône sur le comptoir. Tu sais le rouge à lèvres que tu cherches partout, et bien cest moi qui te l’ai piqué. 

Sophie